La vertu seule

Il arrive souvent que l’on attache le bonheur à ce qui ne dépend pas de nous : santé du corps, estime des autres, possession de biens. Tant que ces avantages persistent, on se croit comblé ; mais dès qu’ils manquent — maladie, mépris, ruine —, l’âme se trouble et l’on croit tout perdu. Cette opinion est fausse, car elle place le bien là où le hasard peut le reprendre.

La vertu, au contraire, reste entièrement en notre pouvoir. Elle ne peut être ni donnée ni ôtée par autrui ; elle suffit à rendre l’homme heureux et libre, quelles que soient les circonstances extérieures.

« Or le sage ne peut rien perdre : il a tout placé en lui, il ne confie rien à la fortune, il a ses biens sur une solide base, il se trouve riche de sa vertu qui n’a pas besoin des dons du hasard. » (Sénèque, De la constance du sage)

(… suite dans le livre)

→ Lire prochainement la lettre complète dans Lettres au visage sans masque (publication prévue janvier 2026).